COLLOQUE DU 10 SEPTEMBRE 2005 A PARIS
Ce colloque était organisé par Notre-Dame de Toute Pitié et la Fraternité Sacerdotale pour le Respect de
l'Animal.Il a réuni une bonne cinquantaine de personnes à l'Espace Bernanos.Si la plupart d'entre elles étaient
de la région parisienne, certaines venaient de beaucoup plus loin, comme de l'Alsace ou du midi de la France et
même de Belgique et de Suisse.Monseigneur Jean Mariot, Vicaire général du diocèse de Paris, nous a fait
l'honneur de présider la réunion du matin, mais n'a pas pu rester l'après-midi.Et nous avons eu le plaisir d'avoir
parmi nous, le professeur Joseph-Paul Beaufays, de l'Université Notre-Dame de la Paix de Namur et
administrateur de la Fondation belge Prince Laurent ;de même que Jean-Marc Governatori, président de la
France en Action, un récent parti politique qui défend vigoureusement les animaux.De Nice, où elle est
propriétaire du célèbre hôtel Negresco, Madame Jeanne Augier conduisait un petit groupe, dont le Père Florini,
curé de St-Pierre d'Arène qui procède à la bénédiction des animaux pour la fête de Saint François.
Le thème du colloque était "l'Eglise et la question animale". Il s'agissait de réfléchir à l'enseignement relatif aux
animaux donné habituellement dans l'Eglise, pour en dégager les aspects positifs et les insuffisances, et
chercher ce qui devait être fait pour l'améliorer. Comme toute réflexion chrétienne s'appuie sur l'Ecriture, la
rencontre a commencé par un exposé du pasteur Gilles Castelnau, animateur de Fréquence Protestante.Partant
des textes de l'Ancien et du Nouveau Testaments, il a évoqué avec enthousiasme la façon élogieuse dont la
Bible parle souvent des animaux et inspire du respect à leur égard, car toutes les créatures sont étroitement
associées au destin des humains.
En Angleterre et en Allemagne, la réflexion religieuse sur les animamux est plus avancée qu'en France, aussi
bien chez les catholiques que chez les protestants. L'Abbé Olivier Jelen, président de la Fraternité Sacerdotale,
a montré comment les églises chrétiennes allemandes ont bien compris l'urgence de s'unir pour promouvoir un
comportement plus juste envers les animaux. Et j'ai lu un texte de Jean Nakos - qui ne pouvait être parmi nous -
sur l'engagement des diverses confessions chrétiennes anglaises en faveur de la portection animale.
Nous avons terminé la matinée par un exemple concret. Madame Jeanne Augier a montré la cruauté de la
corrida et exprimé le désir des défenseurs des animaux d'entendre l'Eglise condamner clairement la
tauromachie. Puis, nous avons dû nous disperser pour le déjeuner, car la cafétéria de l'Espace Bernanos est
fermée le samedi.